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Erreur sur le bulletin de paie : vos salariés se soucient-ils vraiment du montant de leur rémunération ?

 

Avec des rémunérations qui commencent à augmenter et une pénurie de talents dans de nombreux secteurs en Europe, on pourrait s’attendre à ce que les employés aient pleinement conscience de leur valeur.

Pourtant, selon le quatrième rapport annuel The Workforce View in Europe, près d’un quart des salariés européens - le chiffre grimpe à 30 % en France - ne remarqueraient rien s’ils n’étaient pas payés le montant exact qui leur est dû. L’étude ADP a interrogé plus de 10 500 salariés répartis dans huit pays, et a constaté qu’un grand nombre de participants ne vérifient pas leur fiche de paie ou ne comprend pas vraiment ce qui est indiqué.

La confusion est encore plus marquée chez les jeunes, puisque plus de 34 % de la tranche d’âge des 16-34 ans ne savent pas quelle somme doit être versée sur leur compte bancaire. Parmi les plus de 55 ans, ce chiffre tombe à seulement 19 % - un chiffre néanmoins bien trop élevé pour une génération qui approche de la retraite, dont on penserait qu’ils vérifient soigneusement les différents montants.

Il est important que les salariés vérifient leurs bulletins de paie, car des erreurs peuvent entraîner :

  • le remboursement d’un trop-perçu par le collaborateur, ou au contraire, une longue attente en cas de montant inférieur,
  • une action en justice,
  • des difficultés pour demander un prêt immobilier ou un crédit,
  • un montant inattendu réclamé par les impôts,
  • des problèmes avec le versement de la retraite,
  • un congé de maternité ou de paternité remis en question,
  • des demandes de visa refusées.

Fort heureusement, les erreurs sur les bulletins de paie sont extrêmement rares, mais les collaborateurs doivent néanmoins comprendre leur rémunération et les déductions. Avec le développement des modes de travail flexibles, et de nombreuses organisations en quête de nouvelles méthodes de travail, les salariés doivent comprendre les éventuels impacts des changements au travail sur leur avenir.

Une semaine de travail de six jours ?

Depuis que la directive européenne sur le temps de travail a limité la semaine de travail à 48 heures en 2003, les horaires de travail s’allègent de plus en plus. Les Français ont introduit la semaine de 35 heures, le ministère allemand de l’Emploi a interdit aux employeurs d’envoyer des e-mails au personnel en dehors des heures de bureau et plus de la moitié des collaborateurs aux Pays-Bas sont désormais à temps partiel.

Malgré cela, ou peut-être grâce à une semaine de travail raccourcie, l’étude The Workforce View in Europe 2019 a révélé que 60 % des salariés font maintenant des heures supplémentaires non rémunérées. Les travailleurs européens estiment faire en moyenne près de cinq heures supplémentaires par semaine, à titre gratuit, 12 % déclarent travailler plus de 10 heures supplémentaires par semaine, notamment en débordant sur leur pause-déjeuner et en travaillant le soir ou le week-end. Les heures supplémentaires non rémunérées sont encore plus courantes chez les jeunes, puisque 17 % des 16-24 ans déclarent faire plus de dix heures par semaine sans majoration de salaire.

Ou une semaine de travail de quatre jours ?

Bien sûr, les actifs se soucient de leur salaire (surtout en Italie, où 21 % s’estiment sous-payés), même s’ils ne comprennent pas toujours leur fiche de paie. Et beaucoup d’entre eux se soucient de la rémunération des autres : 27 % des salariés estiment d’ailleurs que les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes dans leur organisation doivent pouvoir être signalés.

Pour un grand nombre de travailleurs en Europe, cependant, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle est important et ils apprécient leur temps libre - en tout cas, ils aimeraient avoir plus de temps à consacrer à leur famille. Plus de la moitié des salariés européens souhaiteraient travailler sur une semaine de quatre jours, et 13 % en seraient satisfaits, même si cela impliquait une réduction de salaire. Ils sont toutefois bien plus nombreux en France (50 %) à souhaiter que leur salaire reste inchangé.

Que d’autres organisations adoptent ou pas la semaine de quatre jours, il est certain que les entreprises deviennent de plus en plus flexibles et fluides. Cela complique encore davantage la tâche des gestionnaires de paie, puisque les horaires et les temps de travail des salariés peuvent changer d’un jour sur l’autre. Les systèmes de paie modernes sont largement capables de faire face à ces changements, mais si les salariés ont des difficultés à comprendre leur bulletin de paie à l’heure actuelle, ils risquent de juger l’exercice encore plus compliqué à l’avenir.

Si les salariés ne comprennent pas comment ils sont payés, cela pourrait également compliquer toute conversation autour de l’évolution des méthodes de travail. Faut-il « simplement » charger les RH de s’assurer que les collaborateurs comprennent bien les informations relatives à leur salaire, leurs déductions et leurs avantages ? Ou le moment est-il venu pour les employeurs de revoir la présentation des bulletins de paie ? Peut-être devrions-nous demander à nos propres salariés ce qu’ils en pensent.

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