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Marketing RH

Je suis DRH !

 
 

Chers lecteurs,

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Je viens de remplir la dernière page de mon journal intime... Oui, vous avez bien lu. Mon journal intime...

Je suis certain que vous avez envie de me demander pourquoi moi, DRH, enthousiaste, puissant, voire quasi-invincible aux attaques nombreuses et sournoises du Démon Stress, pourquoi ai-je donc rempli ces pages de mes états d’âmes pendant de si longues années ? Et bien, à postériori, je pense l’avoir fait pour deux raisons. La première est qu’il n’est pas toujours possible de tout dire, ni de tout faire comme on le souhaiterait le faire lorsqu’on assume cette difficile fonction de DRH. Alors, chers amis, pour faire face à la frustration, nous avons plusieurs choix : on peut se mettre au footing-de-nuit-après-réunions-exaspérantes, on peut regarder tous les soirs «Les tontons flingueurs» ou «Bienvenue chez les Ch’tis»... Il y a beaucoup d’autres alternatives. Pour ma part, j’ai choisi d’écrire. Et, finalement, c’était peut-être un bon choix, car maintenant que je me relis, je me souviens de tous ces moments qui ont façonné ma vie et forgé mon expérience. La seconde raison est que je vais pouvoir partager mes états d’âmes interdits avec vous, soeurs et frères DRH, un peu comme on pourrait le faire, entre amis, autour d’une bonne bière.

Sauf que nous n’avons pas de bière ! Et que nous sommes uniquement « e-ensemble », ce qui est beaucoup moins chaleureux...

Alors, voilà, j’ai ce livre dans mes mains et je regarde ses pages cornées, certaines sont gribouillées ou froissées (je devais être énervé ?), d’autres sont tachées par le café de la nuit de la fameuse présentation au Conseil d’administration... Il sent bon le vieux, le vécu... Mais, il n’a pas toujours été ainsi... Ainsi, je me rappelle bien la première fois où il est entré dans ma vie... Je me rappelle...

- Chapitre 1 -

Le livre est encore tout neuf, tout propre. Ses pages ne sont pas encore cornées. Je viens de le sortir de ton emballage pour écrire mes premiers mots. Pour quelques instants, j’ai même lâché mon BlackBerry...  J’ai eu du mal à le faire. Vous parlez, je viens de le recevoir. Alors, je ne l’ai pas quitté de l’après-midi. J’ai commencé à remplir le carnet d’adresses. Et ce n’est pas forcément si facile que ça : par exemple, le DG, François-Xavier Aufouré-Aumoulin, à quelle lettre dois-je le rentrer dans le répertoire ? Dans les A, ce qui semblerait normal et rationnel ? Dans les D, ce qui montrerait que c’est la fonction qui importe plus que l’homme d’une part, mon profond respect et ma subordination d’autre part ? Ou bien, je pourrais le rentrer dans les F, ce qui ferait plus intime, plus proche, genre «on se connaît déjà si bien»... C’est finalement cette dernière option que j’ai choisie, histoire de faire comme si, depuis ce matin, le DG et moi étions amis. En tout cas, je peux toujours le faire croire, on ne sait jamais... D’ailleurs, si un jour il m’appelle (rien n’est  impossible, car, au pire, il pourrait se tromper de numéro), il faudra que je m’arrange pour que mes collaborateurs voient l’affichage et m’entendent dire de la voix-de-celui-qui-est-proche-du-bon-Dieu-mais-qui-reste-toujours-simple : «Désolé les gars, il faut que je prenne, c’est François-Xavier».

Je pose mon Black (dans la série «ne dîtes pas..., mais dîtes...», petit conseil : utilisez rapidement l’apocope «Black», ça pose son homme) juste à côté de moi et le surveille du coin de l’oeil. On ne sait jamais. Avec mes nouvelles fonctions, vous comprenez bien, chers amis, que je dois toujours garder un lien avec elle, avec l’Entreprise. Être joignable en tout temps, en tout lieu. C’est ça, la disponibilité. Tu  fais maintenant partie du STAFF de l’organisation». Il y a donc plus qu’un simple contrat de travail entre elle et moi. Est-ce le début d’une merveilleuse histoire d’amour ?

Nous verrons bien. En tout cas, pour moi, le grand jour est arrivé. Ça y est, j’y suis. Enfin. Directeur des Ressources Humaines ! DRH. Que cela sonne bien, déhèrache. Je sens dans cet acronyme toute la puissance de la fonction.

Je viens à peine de rentrer du bureau. J’ai posé ma veste (grise), enlevé ma cravate (rayée sobre), ouvert le col de ma chemise (rose pâle) et sorti mon MontBlanc de ma serviette en cuir. La plume glisse sur tes pages encore vierges. La plume ? Bien sûr, la plume ! Tout comme le DG. Je n’ai pas un vulgaire stylo bille roller comme celui de cet arriviste de Jean-Benoît, le responsable du département production, celui qui se croit le plus important parce que «c’est nous qui ramenons l’argent à l’entreprise... ce qui n’est pas le cas des RH». Mais, je vous en reparlerai une autre fois.

C’est mon premier jour comme DRH, donc, et j’ai décidé d’ouvrir un journal intime, un journal où je pourrais raconter cette fonction magique et comment je la vis. Elle est formidable car dorénavant je vais m’occuper des gens, les femmes et les hommes de l’entreprise, ceux-là même qui en constituent le capital le plus important, celui qui doit être valorisé de la meilleure manière. Je vais les suivre tout au long du parcours professionnel qu’ils feront chez nous. Car, sans eux, point de production, point de chiffre d’affaire, point de marchés gagnés. Rien ! Alors, il faut bien les chérir, nos salariés. Ils doivent être heureux au travail. Épanouis. Donc, motivés et engagés. Et si c’est le cas, ils seront alors performants. Voilà, la boucle est bouclée.

Et oui, à cette époque, je voyais la GRH comme un cercle vertueux que rien ne peut briser. Ça me semblait tellement simple finalement, la gestion des ressources humaines... Me trompais-je ?

Je me rappelle m’être promené dans mon entreprise en ce jour de prise de fonction. Ce n’était pas pour me montrer. Je voulais simplement me rendre compte de ce qu’était un salarié, de ce qu’était le travail. Le sentir, le palper… 

Mais, je ne vais pas tout vous raconter de suite. Je reviendrai bientôt vous raconter quelques chapitres de cette vie de DRH et ses états d’âmes… interdits ! D’ici là, salutations et portez-vous bien !

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