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Marketing RH

Il portait un costume marron...

 
 

Salutations à vous, amis DRH !

Il y a quelques jours, j’ai reçu une drôle de visite : j’ai rencontré un alien... mais, finalement, qui ne l’était pas tant que ça. Je vous raconte.

Quand il est entré dans mon bureau, il était droit, raide, tendu. Peut-être les effets de la pesanteur terrestre ?

Il a à peine souri. Nous avons commencé à parler, mais je ne le comprenais pas. Il avait des difficultés de vocabulaire. Un peu comme s’il parlait en vieux français... Il n’utilisait pas les mêmes mots que moi. Il disait « administré » au lieu de « collaborateur », il ne parlait pas de « gé-pé-eu-cé », mais de « gépèque ». Son organisation ne comportait pas de « managers », mais des « commandants de base aérienne ». Enfin, il ne déjeunait pas au « restaurant d’entreprise », mais au « mess officier »...

Dominique, c’est son nom, est militaire. Il travaille à la DRH de l’armée de l’air et a envie de la quitter pour entrer dans le monde de l’entreprise. C’est la raison pour laquelle il a pris rendez-vous avec moi. Je pensais le voir arriver dans un uniforme bardé de décorations. Peut-être même avec un képi... Mais non, il est arrivé avec un costume marron. Élégant, mais marron. Donc forcément un peu choquant, car, chez nous, tout le monde s’habille en gris foncé. Avec une chemise bleue. La fantaisie est uniquement permise dans la couleur des sous-vêtements... Mais, bon, je le reçois avec amabilité.

Comme d’habitude, je suis un peu pressé et c’est un peu par curiosité que j’ai accepté le rendez-vous. Mais, je sais déjà que ça ne peut pas coller. Il ne parle pas notre langue, il n’est pas en gris foncé. Et puis, surtout, nous n’avons forcément pas les mêmes problématiques ! Alors, j’essaye de le lui faire comprendre.

- Mais, chez vous, c’est très facile. Vous ordonnez, et vos... euh... administrés obéissent. Ils sont militaires, non ?

- Ah ! Les idées reçues... Si vous êtes d’accord, évacuons-les de suite : non, nous ne sommes pas logés gratuitement par l’armée. Oui, nous payons des impôts. Non, les militaires n’obéissent pas sans réfléchir...

- Mais, quand même ! Les militaires sont bien militaires ?

- Oui. Mais, j’ai coutume de dire qu’ils sont civils aussi. Ils ont souvent un conjoint civil, toujours des enfants civils, des voisins civils... Ils ont Internet, connaissent le monde extérieur...

- OK pour cette ouverture vers l’extérieur, mais quand vous donnez un ordre...

- Quand nous donnIONS un ordre... Avant... Maintenant, les militaires cherchent à comprendre. Ils ont besoin de s’approprier les choses. Vous savez que nos militaires, avant de l’être, militaires, étaient civils... De nos jours, on ne dit plus au jeune sous-officier de balayer la cour. On lui demande comment il trouve l’état de la cour, et ce qu’il faudrait, selon lui, pour qu’elle soit dans un meilleur état...

Cette fois, c’est moi qui souris. Il a de l’humour, ce militaire. La pesanteur a l’air moins forte, et mon alien se transforme doucement en un être humain. Ou bien est-ce mon regard qui change ?

Je continue plus en avant...

- OK pour ça. Mais, vos problématiques sont différentes de celles de l’entreprise.

- Mais, non. Elles sont exactement les mêmes. Nous recrutons des personnes, à qui nous devons offrir une carrière épanouissante. Pour que l’armée reste attractive, et pour que ceux qui ont choisi de faire uniquement une première partie de vie professionnelle puissent être bien formés et devenir des vecteurs de promotion. Sinon, personne ne voudra plus venir chez nous. Et, vous savez que notre pyramide des âges a une base importante.

- Je veux bien comprendre votre problématique de recrutement, voire même d'administration de vos ressources.

- Le recrutement, la gestion des compétences, l’administration, la reconversion, la fidélisation, la reconnaissance... Nous avons tout ça. Comme chez vous !

Ça y est. Je l’ai coincé. Il a eu la langue trop longue.

- Parlons un peu de reconnaissance. C’est un vrai sujet de l’entreprise. Comment reconnaître nos salariés ? Et, pas forcément par du monétaire. Nous essayons de trouver de vrais leviers, mais vous, avec les médailles, c’est facile, non ?

- Encore une fois, les idées reçues... Pour nous, en interne, nous savons que les médailles s'acquièrent presque de manière arithmétique. Des heures de vol, des opérations extérieures, des responsabilités, cela fait des points qui s’additionnent et qui, au final, donnent droit au ruban de couleur. Mais, pour nous, la vraie reconnaissance est ailleurs. Elle consiste à trouver Charlie.

- Comment ça, trouver Charlie ?

- Vous connaissez « Où est Charlie ? », cette bande dessinée dans laquelle il faut trouver ce personnage avec un bonnet. Et bien, c’est notre problématique : nous formons une grande organisation multi-sites, avec presque 60 000 personnes. Reconnaître les femmes et les hommes qui travaillent chez nous, c’est trouver Charlie, même quand il est perdu ou caché dans un petit atelier, au fin fond d’une base aérienne.

Il commence à vraiment m’intéresser, l’alien au costume marron...

- Pendant le travail de mobilité, j’ai dû appeler une administrée sur son mobile pour être certain de ce que j’allais lui proposer. Quand je lui ai parlé, elle faisait ses courses dans un hypermarché. Vous imaginez sa tête lorsqu’elle m’a entendu ? Et bien, à ce moment très précis, nous avions trouvé Charlie !

Trouver Charlie... C’est pas mal pour nommer le programme de reconnaissance non monétaire1 sur lequel nous sommes en train de travailler.

J’avais bien envie de l’attaquer sur les restructurations, mais je suis certain qu’il m’aurait dit que ses salariés... pardon, ses administrés avaient une famille qui doit être déracinée, des conjoints qui doivent retrouver un emploi, des enfants une école.

- Alors, finalement, je me rends compte que vous avez les mêmes problématiques que nous.

- Je crois qu’on peut dire que, dès qu’on touche à l’homme, les organisations doivent répondre aux mêmes questions et ont les mêmes responsabilités face aux personnes qui leur sont confiées.

- Nous sommes sur la même longueur d’onde... Euh, il faudra juste changer la couleur de votre costume pour que nous soyons complètement en phase...

- Vous êtes fort urbain de m’avoir reçu. Merci infiniment...

Après avoir pris congé de Dominique, je feuillète mon journal intime et je m’aperçois qu’il a raison. Quelles que soient l’organisation et ses spécificités, quand on s’occupe de ressources humaines, nous avons tous les mêmes demandes et les mêmes besoins. Et, on peut trouver des points de convergence entre des structures complètement différentes.

Par exemple, qui pourrait penser qu’il existe des points de convergence entre le service des urgences de l’hôpital Lariboisière et l’armée ? Et pourtant... Dans ces deux organisations, nous avons des personnes qui travaillent dans des conditions difficiles et pour lesquelles la vie humaine est en jeu. Alors, quand chaque seconde a tellement d’importance, Patrick Plaisance, le chef de service des urgences, a opté pour un management opérationnel, exactement comme dans les armées, lorsqu’elles sont sur un théâtre d’opérations. Et, dans ces moments-là, elles parlent exactement le même langage.

Un dernier exemple tiré de mon journal intime concerne le Club Méd et les armées. Pour ces entités, le recrutement est un facteur clé de succès de leur GRH. D’un côté comme de l’autre, les pyramides des âges ont une base importante, et donc une moyenne des âges assez basse. Pour le Club Méd comme pour les armées, il faut donc être et rester attractif pour pouvoir recruter selon le besoin. Donc, il faut mener une réflexion profonde sur les carrières courtes, sur ce que ces organisations peuvent offrir en termes de plus-value aux personnes pour lesquelles un contrat court ne signifie rien d’autre qu’une première expérience professionnelle. Ce n’est donc pas un hasard si le Club Méd suit avec intérêt les campagnes de recrutement des armées...

Finalement, je me dis que ce n’est pas forcément inopportun de permettre des changements complets d’environnement, ne serait-ce que pour permettre un regard différent et nouveau sur les pratiques et les problématiques. Et ça, c’est vraiment source de créativité et d’innovation !

Alors, finalement, mon alien n’était pas si étrange(r) que ça... Au costume marron près...

En vous souhaitant de nombreuses rencontres du troisième type, je vous salue, amis DRH. À bientôt. D’ici là, portez-vous bien ! 

1 Voir vphr2010.com et le site de Christophe Laval, reconnaissanceautravail.com

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