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Roger, NON-decidator !

 
 

Salutations à vous, amis DRH !

Il mesure presque 1m90, pèse une petite centaine de kilos. Il nous raconte qu’il a pratiqué le rugby en club dans sa jeunesse, « deuxième ligne... dans la chaleur des relations humaines... », comme il aime dire. Et, pourtant...

Et pourtant, Roger n’a pas l’assurance que pourrait lui conférer son physique. En fait, c’est même pire que ça : Roger a peur. Il a peur de son N+1, il a peur de ses collaborateurs. Il craint les syndicats, ses collègues directeurs... Ah, oui, j’ai oublié de vous dire que Roger était Directeur des Ressources Humaines.

Alors, la vie est un enfer pour Roger.

Tôt le matin, avant l’arrivée des collaborateurs, ou tard le soir, après leur départ, il hante les couloirs de la DRH de son pas lourd et pesant. En général, pendant son tour du propriétaire, il rencontre les femmes de ménage. Elles sont évidemment sous le charme de ce directeur qui prend le temps de discuter avec elles.

Vers 8 h arrivent les premiers salariés. Aussitôt, Roger entre dans son bureau. Vite ! Et ouf ! Enfin à l’abri ! Il peut respirer... Sa table de travail est à l’opposé de la porte, et, bien caché derrière son écran d’ordinateur, il peut voir venir...

Car, sollicité, Roger, il l’est ! Forcément, ses fonctions de DRH le rendent incontournable. Ses propres sous-directeurs lui demandent arbitrages, validations ou directives, les collègues des autres directions recherchent son expertise, la Direction générale a besoin de quelqu’un sur qui s’appuyer dans un climat social très tendu... Même ses assistantes lui posent des questions...

Alors, il n’en peut plus, Roger. Cette pression lui fait monter la tension, augmenter le rythme cardiaque. Il a du mal à respirer, à parler... Et, quand il le faut vraiment, il prend toujours une grande inspiration, comme s’il tentait de battre le record du monde d’apnée du « Grand Bleu », puis, tout en expirant, d’une toute petite voix, dans une fréquence située à la limite de l’audible, il commence toujours par un « Effectivement, vous avez raison... ».

Puis, il attend que quelqu’un le relaye, saisit la moindre opportunité pour qu’enfin il puisse retourner s’enfermer dans son bureau en attendant l’heure des femmes de ménage...

Des Roger qui ne prennent aucune décision, chers lecteurs, je sais que vous en avez connus.

Vous avez besoin d’une orientation pour avancer dans vos dossiers, voire d’une décision pour clore des travaux épuisants et herculéens. Mais, votre Roger élude... Vous ne pouvez jamais le rencontrer, car il n’est jamais libre... Donc, vous lui envoyez un mail. Pas de réponse. Alors, vous lui en envoyez un second dans lequel vous mettez la moitié des managers de votre entreprise en copie... Toujours pas de réponse.

Enfin, de guerre lasse, et aussi parce qu’il vous faut avancer, vous prenez la décision. Seul ! Car, comme le mien, votre Roger n’a pas été à la hauteur de sa fonction...

Alors, c’est quoi, finalement, ce courage managérial dont tout le monde parle et surtout rêve ?

Dans son dernier ouvrage, Vincent Cristallini nous pose la vraie question que doit se poser tout manager digne de ce nom : « Moi, qu’ai-je fait pour les personnes qu’on m’a confiées ? »

Alors, qu’y a-t-il derrière ces mots ?

Et bien, tout d’abord, le fait que le sujet de l’action est bien « JE », moi, manager. Mes prérogatives me donnent toute légitimité pour faire et faire faire. Pour coordonner, pour diriger, pour donner du sens, pour remonter le moral quand la charge de travail est trop importante... Bref, j’ai toute une équipe qui m’attend pour que leurs efforts soient alignés dans le même sens, celui de l’entreprise.

Ensuite, il y a « Les personnes » Et oui, nous ne devons jamais oublier que nos collaborateurs sont des êtres humains à part entière. Ils ont sûrement un conjoint, peut-être des enfants, un chien et un poisson rouge. Certains font partie du club de pétanque, de course à pied, de calligraphie latine... Oui, ils ont une vie à l’extérieur de l’entreprise même si celle-ci emprunte une part importante de leur existence pour ses propres fins. Alors, rien ne justifie la non-reconnaissance de leur humanité. Nous allons donc respecter ces personnes. Peut-être même les rencontrer, pour les connaître à l’occasion de la prise d’un nouveau poste, ou simplement parce que nous ne l’avions pas encore fait.

Enfin, on « confie ces personnes » à un manager qui n’est pas là par hasard. Il n’est pas le chef de la tribu parce qu’il est le plus vieil indien, celui qui a les plus de rides et de plumes... Non, sûrement pas ! Ce sont (ce devrait ?) être les qualités humaines, personnelles et professionnelles qui font qu’un individu a été choisi pour assumer des fonctions d’encadrement. Ce sont ces mêmes qualités qui font qu’on lui confie des personnes. Le dictionnaire nous donne la définition suivante du verbe confier : « Laisser (quelque chose ou quelqu’un) aux soins de quelqu’un en qui on a confiance ». Derrière ce mot, on entend bien les notions d’évolution, d’épanouissement, de protection... 

Alors, pour conclure, qu’est-ce que le courage managérial ? C’est peut-être simplement les droits et les devoirs d’une personne à qui on a donné la responsabilité de collaborateurs. Des droits, car il est le capitaine du bateau et donne le cap et la cadence. Des devoirs, car il doit diriger, recadrer, être un modèle, dire oui mais savoir dire non, même si c’est plus difficile...

Oui, le métier de manager n’est pas simple, car il doit prendre en compte le caractère humain de sa ressource humaine pour la double satisfaction de l’organisation et de ces mêmes êtres humains.

En vous souhaitant beaucoup de belles décisions et peu de Roger, je vous salue, amis DRH. À bientôt. D’ici là, portez-vous bien ! 

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