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Projet d'entreprise

Le règne des gazelles

10/01/2015

 
 

La grande mutat"Y"on

Je vous parle d’un temps dont les moins de 20 ans sont les premières et plus pures émanations, un temps que les plus de 20 ans ne peuvent plus méconnaitre…

Pas question ici de grands blablas soporifiques sur la génération Y et autres digital natives. Ce qui suit n’est pas une histoire de génération, pas une histoire non plus d’individus ; c’est une histoire d’époque, d’humanité, de société, de contexte.

Car le monde bouge, non, le monde a bougé, il est encore dans sa lancée, il n’est pas prêt de s’arrêter. Notre société est en pleine mutation, mutation engendrée (et/ou) amplifiée (et/ou) symbolisée par le numérique,  à la limite peu importe qui de la poule ou de l’œuf car le constat est là, sans appel, super excitant pour certains, super flippant pour beaucoup, incontestable pour tous. Parfois raillé à la sortie de son livre La Petite Poucette, Michel Serres fait désormais figure de prophète puisqu’il y évoquait la troisième révolution anthropologique majeure de l’histoire de l’humanité, réalité qui s’étale aujourd’hui sous les yeux souvent écarquillés des grands et petits patrons.

A nouveau monde, nouvelles entreprises.

Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui est résolument global, transversal, interconnecté, ouvert, transparent, rapide, fluide. Les petits individus microscopiques aux quatre coins du globe n’ont jamais eu autant de pouvoirs dans leurs mains, à même désormais de faire et défaire des gouvernements plus ou moins démocratiques par la seule force de leurs claviers, capables d’imposer le culte de la transparence absolue en rendant public le secret défense, prêts à s’imposer en leader politique bottom-up à coup de millions de vues sur Youtube. Dans ce monde mouvant, mutant, tourbillonnant, où les rapports de force tendent à s’équilibrer différemment au détriment des corps intermédiaires, les entreprises doivent se réinventer.

Fini le temps béni où les gros mangeaient les petits, où l’on pouvait se reposer sur des avantages compétitifs permanents, où l’on bâtissait des empires pérennes dans le temps, où l’on pouvait encore faire des erreurs magistrales in fine absorbées sans trop de remous par la grosse structure. Fini les mammouths, place aux gazelles, au règne de l’agilité, du rebond, de la résilience, de l’innovation. En témoigne cette armée de start-up talentueuses qui poussent comme des champignons à la surface du globe et notamment en France, sujet de fierté nationale incontestable, mais dont on parle trop peu.

La nécessaire agilité imposée par notre époque entre bien souvent en collision avec les fondations et modes de fonctionnement des grandes entreprises actuelles, bâties dans d’autres temps sur d’autres postulats. A ceux qui voudraient les laisser crever à plus ou moins long terme – et ils sont nombreux, les adeptes de la sélection naturelle ! – nous répondons par la négative, car au-delà des milliards d’emplois en jeu il y a un trésor caché bien au fond de ces grosses boîtes, un trésor inestimable, une arme de mutation massive : la jeunesse. 

A nouvelles entreprises, nouveau paradigme.

On parle un peu des millennials, génération du millénaire, on parle beaucoup – et très mal – de la génération Y, qui casse les pieds des managers et qu’on réduit à une série de qualificatifs plus sots que grenus ; on oublie souvent de dire de nous que nous sommes la première génération mondiale, et la première génération issue de la mondialisation. Où que l’on soit né et quelle que soit « l’origine sociale », les ordinateurs ont été depuis notre enfance des fenêtres sur le monde, dans toute sa complexité. Notre culture est mondiale, notre consommation est mondiale, notre terrain de jeu est mondial, notre vie ne sera qu’une série de bonds et rebonds car rien ne sera plus jamais acquis, pour jamais. La précarité est intégrée, elle n’est pas subie, c’est un état de fait. D’ailleurs il faudrait inventer un mot, pas un gros mot, juste un nouveau mot.

The good news? Cette génération de transition, ces mutants sont déjà dans vos entreprises, tout en bas… Penchez-vous, vous les voyez ? Ils portent en germe et de manière inconsciente une nouvelle façon de concevoir la société et les sociétés. Avant de passer sous les fourches caudines du formatage et du clonage en bonne et due forme, ils sont porteurs de révolution en termes de refonte des modèles managériaux, des modèles organisationnels, des modèles de leadership, des modèles stratégiques. Ces purs produits d’un monde agile sont des agents dormants de transformation, des mercenaires au repos de la mutation. Encore faut-il les activer, avant qu’ils ne s’oublient, ou ne s’en aillent…

Avec The Boson Project, nous éveillons ou réveillons cette jeunesse engagée, nous capitalisons sur leur potentiel réformateur pour transformer l’entreprise de l’intérieur, nous imaginons et bâtissons avec eux et toutes les générations  une structure et une culture plus transparente, transversale, collaborative, d’ouverte.

Soyez prêts ! La grande mutatYon est en marche.

 

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