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Collaboration & coopération

La subordination mal comprise

 
 

 

En ce mois d'août, rafraichissons-nous un peu la mémoire avec ce texte initiallement publié le 10/09/2015


Certes, dans tout groupe humain il existe une hiérarchie qui fait que certains se trouvent en position de commandement et d'autres d'obéissance, et il n’est pas illégitime de penser que cette réalité est nécessaire au bon fonctionnement de la vie sociale en général. Mais la notion de "supérieur hiérarchique", notamment dans l'entreprise, peut venir fausser quelque peu ce qu'il en est de celui qui « obéit » et qui serait donc l'inférieur hiérarchique, terme qui reste cependant voilé et non employé, au profit de "subordonné" (qui signifie néanmoins : sous les ordres de…). La chose militaire n’est pas loin, qui a organisé la discipline pour la meilleure efficacité.

L'ordre militaire

L’ordonnance du 13 mars 1818 (toujours en vigueur, d’après le Dictionnaire Larousse), stipule que « La discipline militaire fait la force des armées » : tous les ordres doivent être exécutés dans une obéissance entière et une soumission de tous les instants, sans hésitation ni murmure. Sous ce rapport, il est vrai que « penser, c’est déjà désobéir », comme disent les saint-cyriens. Il est rajouté que “l'autorité qui les donne en est responsable et que la réclamation n'est permise au subordonné que lorsqu'il a obéi”. Droit exorbitant dont ne jouissent même pas nombre de cadres.

Pourtant, Foch lui-même, dans ses Principes de la guerre, écrit que "être discipliné ne veut pas dire se taire, s'abstenir ou ne faire que ce que l'on croit pouvoir entreprendre sans se compromettre… « La paresse de l'esprit, ajoute-t-il, mène à l'indiscipline comme à l'insubordination ». En clair, il faut être intelligent pour obéir correctement. On est assez loin du doigt sur la couture du pantalon. Dire qu’il faut que ce soit un militaire qui le dise !

Obéissance et intelligence

En effet l’obéissance, chez l’adulte responsable, est une attitude de l'esprit, une disposition intérieure à percevoir, écouter, comprendre ce qui est dit, interdit, éventuellement demandé par un autre, sans que cette disponibilité ait pour soi-même un relent d'infantilisation, de soumission, de dépendance dans le respect de l'interdit ou l'exécution de la tâche demandée. Cette obéissance n'est pas du tout antinomique avec la liberté et l'autonomie, et conditionne aussi la manière avec laquelle l’individu disposera du commandement qui lui sera éventuellement confié vis à vis d'autres personnes. Ainsi l’obéissance peut-elle être une force, une disposition à servir un bien commun.

Du chemin à faire !

Mais déconnectée de la raison, de la pensée et de la responsabilité individuelle, elle peut donner lieu à de graves désillusions, démotivations, démissions. Montesquieu affirmait que « L’extrême obéissance suppose de l’ignorance dans celui qui obéit ; elle en suppose même dans celui qui commande. »

La similitude avec toute situation existant dans nos entreprises serait naturellement purement fortuite…

 

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