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L'humain et le vivant

 
 

Je ne veux plus d’un monde d’humains, je veux un monde de vivants !

Trop souvent l’histoire a rapporté la conversion des déviants en dictateurs. Ceux que l’on pensait représenter l’espoir d’un peuple en difficulté, tels Staline ou Hitler, se sont très vite transformés en monstres sanguinaires, auto persuadés et persuadant ceux qui n’étaient pas de leur avis avec des méthodes musclées. Après la dernière guerre, l’économiste Keynes a mis en relief la facilité avec laquelle les humains oubliaient les tragédies. La crise sanitaire actuelle est une tragédie internationale qui a emporté avec elle dans le désastre les économies, les sociétés et le développement durable. On le sait, on le dit, rien ne peut plus être comme avant. Mais… qui l’assure ? Comment empêcher les humains de retourner à leurs vieilles chimères ? Et si on remplaçait une bonne fois pour toutes, la notion d’humain par celle de vivant ?

Le monde d’humains ne fait pas système sauf pour cause de mort imminente !

L’histoire et son épistémologie[1] nous apportent une leçon à méditer, les politiques signent de nombreux accords qu’ils ne respectent pas dans le temps. Le temps est devenu l’ennemi de la pérennité des accords. Le temps a aussi une autre connotation, celle du climat, de la déforestation, de l’éradication des espèces. Chaque pays en est conscient sans être en capacité (en volonté ?) de faire le ménage chez lui et d’imposer à ses acteurs économiques le respect du « vivant ». Le monde n’a jamais « fait système » hormis le temps des crises, guerres ou pandémie. Faut-il donc attendre la destruction du vivant pour qu’une dimension commune s’installe entre les pays de la planète ? Seule la conscience de notre mort proche pourrait nous faire réagir comme cela a été le cas durant la crise sanitaire ? L’alliance des humains pour le vivant ne se déciderait donc qu’à cause de l’urgence de leur mort ou de celle de leurs proches…

Le lien du vivant avec les autres espèces n’est pas encore dans les consciences

Quelle belle ignorance de la nature et des renversements d’opinions de l’humain, quand on persiste à croire qu’il sauvera la planète alors qu’il a contribué à la détruire jusqu’à ce jour. Durant le confinement, beaucoup se sont émerveillés en admirant les fleurs colorées du balcon onduler au vent, ou en écoutant les moineaux des rues chanter à nouveau dans les arbres des grandes villes… Et pourtant ! Plantes et oiseaux ne peuvent exister sans un minimal de conditions de vie qui leur soient favorables. Tout comme les humains. Il est remarquable que les symptômes du Covid soient notamment la difficulté respiratoire et les problèmes cardiaques, la respiration et le cœur comme par hasard, symptômes « fractal[2] » d’une universalité des conditions de vie sur la planète. Alors on supprimerait celles-ci pour les plantes et les animaux en pensant que cela n’impacterait pas les gens… quand tous ont besoin comme les humains, d’air sain et d’un cœur en bonne santé ? L’humain n’aurait-il pas de cœur pour ces êtres assurément pensés comme inférieurs et dont le destin lui est lié, qu’il le veuille ou non ?

La survie des belles initiatives appartient à la guerre contre les rentes et les rentiers.

Beaucoup réfléchissent au « monde après Covid ». La présidente de la Banque Centrale Européenne[3] (BCE) le déclare elle-même, « Nous n’aurons pas de deuxième chance » ; quand le représentant des patrons de France souhaite que la reprise de l’économie se fasse rapidement pour rattraper le temps perdu… La faillite de l’État, des banques, des institutions et des entreprises n’est plus une vue de l’esprit. C’est une réalité pour tous les pays touchés par la crise sanitaire. Il existe pourtant un no man’s land non encore complètement chauve, car il a stocké précédemment beaucoup de richesses, la fortune des plus riches. Il n’est pas question d’empêcher les gens de s’enrichir sinon de réguler la façon de produire cette richesse et de la répartir entre tous les acteurs. Pour ceux qui s’en rappelleraient, une des phrases du « Capital » de Karl Marx prédisait que la logique libérale exploserait quand la crise serait mondiale et financière, en quelque sorte, systémique !

Le temps, la justice fiscale et la répartition de la richesse

Certains, comme le mathématicien Ivar Ekeland et l’économiste et Jean-Charles Rochet[4] proposent de créer une taxe sur l’ensemble des mouvements financiers digitaux c'est-à-dire les transferts d'argent entre comptes bancaires de particuliers et d'entreprises, qui en France s'élèvent à plus de… 30 000 milliards d'euros par an ! Cette taxe de 0.3 % serait prélevée à la source sur le compte de la personne qui reçoit les transferts d’argent. Serait-elle injuste ? Elle impacterait deux fois par mois le salarié à l’entrée et à la sortie de sa rémunération quand elle obérerait tous les flux financiers à la nano seconde des marchés boursiers. De quoi, selon eux, faire face à une bonne partie des besoins de la reconstruction économique post-pandémie et "réaligner les intérêts individuels dans le sens du bien commun".

Retrouver le temps de l’innovation industrielle

Il y a longtemps, dans les années 1990, le taux de rentabilité interne des entreprises industrielles se situait entre 4 et 6 % en moyenne. Il permettait de rémunérer les actionnaires, d’investir dans l’entité et de constituer des réserves. Le temps de la production d’une voiture était un temps « industriel », de 6 à 7 années pour l’inventer, la concevoir, la produire et la distribuer. Aujourd’hui, le développement des gammes et les échanges internationaux ont permis d’accélérer le processus de consommation des ménages en véhicule automobile. Il ne faut plus qu’une année ou deux pour sortir un nouveau modèle, d’ailleurs pas si nouveau que ça ! L’investissement traîne la patte ainsi que les innovations industrielles, et les ensembliers automobiles (le nom est révélateur) ont développé l’hybride avant de mettre au point un autre mode de propulsion. Quant au taux de rentabilité des grandes entreprises, beaucoup sont supérieurs à deux chiffres, actionnariat oblige ! Et si aujourd’hui en situation de crise des dividendes ne seront pas distribués, (sauf exception) c’est déjà pour reconstituer la trésorerie des organisations ou pour bénéficier de dispositifs fiscaux…

Alors comment continuer à faire confiance à un monde d’humains ?

Le vivant et c’est tout !

Et pourtant, rien ne pourra se réaliser sans l’humain ! La question est de savoir comment garder la ligne du vivant dans toutes les mesures qui seront prises par l’humain pour le monde de demain ?

D’autres critères d'évaluation seraient à inventer sur tous les plans de notre économie dont le nom lui-même ne correspond plus à la mesure des enjeux. Pour exemple, mesurer le niveau d’entropie (l’énergie restante après sa première utilisation) comme limitation à la production agricole ou industrielle et à la consommation des produits alimentaires ; sur le plan des « ressources humaines » (terminologie à débaptiser là aussi !) valoriser l’ingénierie et le travail individuel (notamment celle des « bas niveaux de qualification ») au service de la collectivité ; identifier l’évolution du niveau des espèces animales et végétales comme critère de l’installation d’entités sur un territoire ; ou encore, sans que cette liste soit exhaustive, estimer les difficultés respiratoires des personnes dans les grandes villes comme limitation au développement de celles-ci.

Si le monde n’arrive pas à faire système sur les conditions de sa survie, le pire est à craindre ! Alors comme on dit dans la ville rose (Toulouse), « Profite ! », tant qu’il est temps ! Demain sera un autre jour !


[1] Critique de l’histoire

[2] Structure commune

[3] Christine Lagarde

[4] "Il faut taxer la spéculation financière" Ed. Odile Jacob, par Ivar Ekeland et Jean-Charles Rochet respectivement ancien Président de l'Université Paris-Dauphine et professeur à l'Université de Genève et au Massachusetts Institute of Technology (MIT)

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